Quels pays seront les plus touchés par la guerre autour de l'Iran ? Analyse de Reuters

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26.03.2026

Le conflit qui perdure autour de l'Iran a de graves répercussions sur l'économie mondiale, notamment sur les marchés de l'énergie et les chaînes d'approvisionnement.

 

Selon une analyse de l'agence de presse Reuters, les pays qui dépendent fortement des importations de pétrole et de gaz sont les plus exposés aux risques, tandis que les économies en développement, dont les ressources financières sont limitées, sont particulièrement vulnérables. Parmi les grandes économies, l'Allemagne et l'Italie sont particulièrement touchées en raison de leur forte dépendance aux importations d'énergie et de la menace d'un ralentissement de l'activité industrielle. Le Royaume-Uni subit des pressions sur le secteur de l'électricité et sur le front de l'inflation, ce qui pourrait entraîner une hausse des taux d'intérêt et des difficultés financières supplémentaires pour les ménages. Le Japon, qui importe la quasi-totalité de son pétrole et une part importante de son gaz par le détroit d'Ormuz, est confronté à des risques liés aux devises et à l'inflation.

Les pays en développement, comme l'Inde, la Turquie ou encore les pays du Moyen-Orient, subissent également une forte pression. L'Inde importe environ 90 % de son pétrole et la hausse des prix se répercute déjà sur le cours de la roupie ainsi que sur les prévisions de croissance du PIB. La Turquie est confrontée à l'inflation et à des tensions monétaires et est contrainte de puiser dans ses réserves pour stabiliser la livre turque. Les États économiquement fragiles, comme le Sri Lanka, le Pakistan et l'Égypte, sont les plus durement touchés : hausse des prix du carburant et des denrées alimentaires, réduction des heures de travail, dépréciation de la monnaie, chute des recettes du tourisme et des exportations.

 

L'aggravation du conflit est liée aux frappes américaines et israéliennes contre des installations militaires iraniennes, ce qui accroît le risque de restrictions des approvisionnements via le détroit d'Ormuz, par lequel transitent environ 20 % du pétrole mondial.

 

Dès à présent, les pénuries et la hausse des prix de l'énergie accentuent les pressions inflationnistes et les difficultés économiques. Selon Reuters, les conséquences de la guerre se font sentir de manière inégale : ce sont avant tout les importateurs d'énergie et les pays disposant d'une marge de manœuvre financière limitée, comme la majeure partie de l'Europe, de l'Asie et du Moyen-Orient, qui en subissent les effets.

Les experts préviennent que si le conflit se prolonge, l'économie mondiale pourrait être confrontée à une aggravation de la crise énergétique, à une hausse des prix du pétrole et du gaz, ainsi qu'à une inflation accrue. Les États les plus vulnérables disposeraient alors de capacités d'adaptation minimales.