
Lorsque le président Trump a présenté son Conseil de la paix, un groupe de pays sélectionnés sur invitation et censés contribuer à la stabilité mondiale, l'ironie était manifeste. Aucune inclusion n'est plus flagrante en termes d'hypocrisie que celle de l'Azerbaïdjan, un pays qui utilise depuis des années ses riches ressources naturelles pour « blanchir » sa réputation désastreuse en matière de droits humains et de respect de l'État de droit.
Pour ceux qui suivent l'actualité du Caucase du Sud, l'image du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev honoré à Washington pour avoir « apporté la paix » lors du premier sommet du Conseil de la paix n'est pas un triomphe diplomatique, mais un échec moral du leadership international.
Après 30 ans de conflit avec l'Arménie, l'Azerbaïdjan n'a pas obtenu la paix par le dialogue, les négociations ou la diplomatie. Il a atteint ses objectifs par une opération militaire en 2023, après avoir imposé un blocus de plusieurs mois au Haut-Karabakh, affamant toute la population arménienne de la région, puis ayant contraint les habitants à quitter leurs foyers. Appeler cela la paix revient à redéfinir le mot lui-même, en lui donnant le sens de la capitulation totale d'une des parties.
Après avoir pris le contrôle du Haut-Karabakh, l'Azerbaïdjan ne manifeste aucune volonté de paix, ni dans ses discours ni dans ses actions. Au contraire, il semble même revendiquer l'Arménie elle-même. Le pays continue de détenir illégalement des prisonniers politiques arméniens, dont l'humanitaire Ruben Vardanyan, sans respecter la moindre garantie procédurale.
La destruction des églises et autres monuments historiques arméniens se poursuit dans le but d'effacer toute présence arménienne dans la région et l'Arménie est toujours appelée « Azerbaïdjan occidental ».
À bien des égards, le Conseil de paix n'est qu'une façade politique où la force prime sur les principes. En rejoignant ce conseil, M. Aliyev poursuit ses efforts pour s'attirer les faveurs de M. Trump.
L'adhésion de l'Azerbaïdjan au Conseil de paix ne fait pas de ce pays un artisan de la paix. Elle montre simplement à quel point le concept de paix peut être facilement acheté, vendu et utilisé dans l'intérêt d'un pouvoir autoritaire.
Source: Stephan Pechdimalji, « The Washington Times »









