Une nouvelle page pour Le Courrier d’Erevan

Par Zara Nazarian, fondatrice et directrice de la publication

Il y a bientôt quinze ans, une idée qui pouvait sembler audacieuse prenait forme : créer en Arménie un média en français, indépendant, consacré à l’actualité du pays et ouvert sur l’ensemble de l’espace francophone.

En 2012, Le Courrier d’Erevan est ainsi né dans le contexte de l’adhésion de l’Arménie à l’Organisation internationale de la Francophonie. Depuis, notre ambition n’a pas changé : faire connaître l’Arménie au public francophone, faire entendre une voix arménienne dans l’espace francophone et contribuer, par l’information et le dialogue, à rapprocher les cultures, les sociétés et les regards.

Quinze ans plus tard, le contexte a profondément évolué. L’Arménie est devenue un acteur toujours plus visible sur la scène internationale. La Francophonie elle-même se transforme et s’élargit. Et le numérique a profondément changé notre manière de nous informer, de travailler et d’échanger.

Dans ce nouvel environnement, Le Courrier d’Erevan doit lui aussi évoluer.

Notre prochain chapitre sera celui du développement. Nous voulons faire du journal un média numérique plus moderne, plus accessible et plus ambitieux, sans renoncer à ce qui constitue son identité : une information indépendante, une exigence journalistique et un regard ouvert sur l’Arménie et le monde.

Nous souhaitons développer de nouveaux formats, donner davantage de place aux analyses, aux entretiens, aux portraits et aux sujets de société, tout en renforçant notre couverture de la culture, de l’économie, de l’éducation et des enjeux internationaux. Nous voulons également mieux raconter les initiatives qui font vivre la Francophonie en Arménie et donner la parole à celles et ceux qui contribuent à son développement.

Être un acteur de la Francophonie
Notre rôle n’est pas seulement de parler de la Francophonie. Il est aussi de contribuer à la faire vivre.

Cette conviction se traduit déjà dans les partenariats que nous avons noués au fil des années. Le Courrier d’Erevan travaille avec des entreprises privées, des institutions et des organisations qui jouent un rôle important dans le développement de l’Arménie et qui souhaitent soutenir des projets liés à la culture, à l’éducation, à la francophonie et à l’ouverture internationale du pays.

Ces collaborations sont essentielles à notre développement. Elles nous permettent de concevoir de nouveaux projets, d’élargir notre audience et de rapprocher le monde des entreprises de celui des médias et de la Francophonie. Nous souhaitons aujourd’hui renforcer ces partenariats et en faire un véritable levier pour le développement de notre média.

Notre coopération avec les institutions publiques constitue un autre volet important de cette dynamique. Le partenariat récemment établi avec le ministère de l’Éducation, des Sciences, de la Culture et des Sports de la République d’Arménie, notamment autour du soutien et de la diffusion de la Francophonie dans le pays, s’inscrit dans cette volonté de travailler aux côtés des acteurs qui contribuent à faire vivre cet espace.

Cette coopération, comme nos collaborations avec le secteur privé, repose sur une même conviction : la Francophonie en Arménie est un espace vivant, qui doit être nourri par des initiatives concrètes, par le dialogue et par la coopération entre les différents acteurs de la société.

Erevan 2027 : une occasion historique
L’année 2027 donnera à cette mission une résonance particulière. Du 23 juillet au 1er août, Erevan accueillera pour la première fois les Xes Jeux de la Francophonie. Pendant dix jours, de jeunes artistes et sportifs venus de l’ensemble de l’espace francophone se retrouveront en Arménie autour de vingt disciplines, associant dix compétitions sportives et dix concours culturels.

Pour Le Courrier d’Erevan, cet événement sera bien davantage qu’un rendez-vous à couvrir. Il constituera un projet éditorial majeur et une occasion unique de faire découvrir l’Arménie à la jeunesse et aux publics francophones, de raconter les parcours des participants, de mettre en lumière la création culturelle et sportive et de donner à voir une Arménie pleinement engagée dans l’espace francophone.

Nous souhaitons accompagner cette dynamique en amont, pendant les Jeux et au-delà, en développant des contenus et des collaborations avec les organisateurs, les institutions, les entreprises partenaires, les artistes, les sportifs et les médias francophones.

Erevan 2027 peut ainsi devenir un formidable point de rencontre entre l’Arménie et les cinq continents de la Francophonie. Nous voulons que Le Courrier d’Erevan soit l’une des voix de cette rencontre. Les préparatifs sont désormais entrés dans leur phase décisive, et la première liste de concurrents culturels présélectionnés vient d'ailleurs d'être publiée.

Une plateforme francophone depuis l’Arménie
Mais notre ambition va au-delà de 2027.

Nous souhaitons faire du Courrier d’Erevan une véritable plateforme francophone depuis l’Arménie : un espace d’information, de réflexion, de dialogue et de coopération. Un média qui regarde l’Arménie depuis l’intérieur, mais qui sait aussi porter son regard au-delà de ses frontières.

Nous voulons continuer à faire connaître l’Arménie dans toute sa diversité, à donner la parole à ceux qui la font évoluer et à créer des passerelles avec les sociétés francophones. Nous voulons également contribuer à renforcer la présence de la langue française dans l’espace médiatique arménien et à offrir aux francophones d’Arménie un espace qui leur ressemble.

Cette ambition ne peut être portée seule. Elle repose sur une équipe, sur nos collaborateurs, sur nos partenaires et, avant tout, sur nos lecteurs. Elle repose aussi sur celles et ceux qui considèrent que la diversité des langues et des médias est une richesse, et que l’existence d’une presse francophone indépendante en Arménie a un sens.

Après près de quinze années d’existence, nous ne voulons pas simplement célébrer le chemin parcouru. Nous voulons préparer celui qui vient.

Une nouvelle page s’écrit aujourd’hui pour Le Courrier d’Erevan. Nous vous invitons à l’écrire avec nous.

Le meilleur reste à venir.

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