Mode : l’Arménie explore une coopération avec l’école italienne Polimoda
Dans le cadre de la Fashion Week 2026, organisée à Erevan sous le thème « Erevan, la ville rose », la ministre arménienne de l’Éducation, des Sciences, de la Culture et des Sports, Zhanna Andreasyan, a reçu une délégation conduite par Massimiliano Giorgetti, directeur de Polimoda Italia, établissement italien spécialisé dans la formation aux métiers de la mode.
La rencontre a notamment porté sur les perspectives de coopération dans les industries créatives et sur la mise en place éventuelle d’un programme éducatif commun. Elle intervient alors que se tient également le concours « Fashion Scout Armenia 2026 », soutenu par le ministère et destiné à promouvoir les jeunes créateurs arméniens.
La mode, entre créativité, patrimoine et identité
La Fashion Week 2026 a été officiellement inaugurée le 8 octobre au musée-réserve archéologique d’Erebouni, avec l’ouverture de l’exposition spéciale « Old Gods : d’Erebouni à l’Erevan moderne ».
À cette occasion, Zhanna Andreasyan a salué l’organisation de l’événement et souligné l’importance de la coopération internationale pour le développement du secteur créatif en Arménie. Elle a également évoqué les possibilités de renforcer sa dimension éducative.
La ministre a notamment mis en avant le concours « Fashion Scout Armenia 2026 », qui offre aux jeunes créateurs arméniens de nouvelles possibilités de visibilité et d’ouverture sur la scène internationale, tout en encourageant la créativité et l’innovation. Selon les données présentées, 75 candidatures ont été soumises, huit projets ont été retenus pour être présentés et trois lauréats ont été désignés.
Massimiliano Giorgetti, pour sa part, a remercié la ministre pour cette rencontre et a rappelé que la mode ne se limitait pas au design, mais touchait également à la culture, au patrimoine et à l’identité.
Vers un programme éducatif commun
Les discussions ont porté sur un projet de programme de formation envisagé entre Polimoda et le ministère arménien, avec la possibilité de le déployer au sein de plusieurs établissements d’enseignement supérieur du pays.
Les participants ont notamment souligné l’intérêt d’intégrer au cursus un volet consacré au patrimoine culturel. L’objectif serait de permettre aux jeunes créateurs de s’appuyer sur les ressources culturelles et artistiques de l’Arménie pour développer leurs projets, notamment dans le domaine de la création de bijoux.
Les échanges ont également abordé les moyens de renforcer les liens entre la formation et le marché du travail, ainsi que de favoriser l’esprit d’entreprise chez les jeunes professionnels du secteur.
Les parties ont estimé nécessaire d’élaborer une feuille de route précisant les modalités de cette coopération. La conclusion d’un protocole d’accord pourrait constituer une prochaine étape dans la concrétisation du projet.