L’Arménie parmi les 25 meilleures destinations touristiques mondiales de 2027 selon National Geographic
Le magazine américain a retenu l’Arménie dans sa sélection « Best of the World 2027 », mettant en avant le sentier de randonnée transcaucasien, les paysages montagneux, les monastères anciens et la richesse du patrimoine culturel du pays.
L’Arménie figure parmi les 25 destinations touristiques mondiales recommandées par le magazine américain National Geographic pour 2027. Dans sa sélection annuelle « Best of the World », la publication met à l’honneur les itinéraires de montagne du pays, ses monastères historiques, sa gastronomie et le développement du tourisme d’aventure.
Le magazine s’intéresse particulièrement à la partie arménienne du sentier de randonnée transcaucasien (Transcaucasian Trail, TCT), dont le parcours dépasse les 800 kilomètres. L’itinéraire traverse le pays du sud au nord, de Meghri, près de la frontière méridionale, jusqu’au parc national du lac Arpi, au nord. Il relie des forêts de chênes, de profondes gorges fluviales, des montagnes volcaniques et des villages isolés.
Dans un article intitulé « Pourquoi l’Arménie devient la destination de rêve des amateurs de tourisme d’aventure » (Why Armenia Is Becoming an Adventure Traveler’s Dream Destination), National Geographic souligne la combinaison de paysages naturels, de monuments historiques et de gastronomie locale.
« Des sommets volcaniques. Des auberges datant de l’époque de la Route de la Soie. Du fromage artisanal et de l’eau-de-vie d’abricot après une journée de randonnée » : c’est ainsi que le magazine présente les expériences qui attendent les voyageurs en Arménie.
Un sentier de plus de 800 kilomètres à travers l’Arménie
Développé principalement grâce au travail de bénévoles depuis 2016, le sentier transcaucasien vise à relier d’anciens chemins de randonnée et des itinéraires pastoraux du Caucase. Une fois le projet achevé, ce qui est envisagé au cours de la prochaine décennie, le réseau traversant l’Arménie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan devrait atteindre environ 3 000 kilomètres.
Selon National Geographic, la mise à jour des cartes numériques, l’amélioration des sentiers et de leur signalisation, ainsi que le développement des services touristiques prévus d’ici à la fin de 2027 devraient faciliter les randonnées en Arménie.
Pour l’heure, de nombreux tronçons restent peu fréquentés. Les voyageurs peuvent ainsi découvrir des sites naturels et des localités isolées loin des grands flux touristiques.
Le magazine recommande de commencer l’exploration par le sud du pays, où l’itinéraire traverse les gorges et les cols de la région du Syunik. Parmi les sites à découvrir figurent la forteresse de Meghri, située sur une colline, et le monastère de Tatev, datant du IXe siècle, qui domine les gorges de la rivière Vorotan.
Ces itinéraires permettent de conjuguer randonnée et découverte historique, des royaumes antiques aux premiers siècles du christianisme, jusqu’aux périodes plus récentes de l’histoire arménienne.
Des vignobles de Vayots Dzor aux sommets volcaniques
La région de Vayots Dzor occupe également une place importante dans la sélection. Réputée pour ses vignobles, ses paysages rocheux et ses traditions viticoles séculaires, elle invite les visiteurs à découvrir ses caves et la grotte d’Areni-1. Des vestiges archéologiques mis au jour dans cette grotte témoignent de pratiques viticoles remontant à environ 6 000 ans.
Plus au nord, les voyageurs peuvent rejoindre le plateau volcanique des monts Gegham, connu pour ses lacs de cratère et ses prairies alpines. Le magazine évoque notamment l’ascension du mont Azdaak, qui culmine à environ 3 600 mètres, ainsi que la découverte d’anciens pétroglyphes et du mode de vie traditionnel des bergers yézidis.
Le parcours se poursuit à travers les régions forestières de Dilijan et du Lori. Au milieu des forêts de chênes et de hêtres se dressent des monastères médiévaux, témoins de l’ancienneté et de la richesse du patrimoine chrétien arménien.
Quand partir en randonnée ?
Selon National Geographic, la période la plus favorable à la randonnée en Arménie s’étend de la fin du printemps au début de l’automne. Les conditions météorologiques varient toutefois sensiblement d’une région à l’autre.
Au printemps, les versants montagneux se couvrent de fleurs sauvages et d’herbes parfumées. De la mi-septembre à la fin octobre, les forêts du parc national de Dilijan et les collines du Syunik se parent de teintes dorées et pourpres.
Le magazine recommande également de combiner les randonnées avec la découverte des traditions locales et des événements culturels, notamment le festival de la tonte des moutons dans le Syunik, en juin, et le festival du vin d’Areni, dans le Vayots Dzor, en octobre.
Les conditions en haute montagne imposent néanmoins certaines précautions. Les monts Gegham peuvent rester enneigés d’octobre à juin, faisant de juillet et août les mois les plus propices à leur traversée. Dans les régions méridionales de basse altitude, les températures peuvent au contraire devenir très élevées en été. En haute montagne, les nuits peuvent rester froides, avec des températures proches de zéro, même au cœur de la saison estivale.
Des services touristiques en développement
La plupart des tronçons de la partie arménienne du sentier transcaucasien sont accessibles depuis Erevan en voiture ou en transports en commun. Une liaison régulière relie notamment la capitale à Meghri, point de départ possible pour les voyageurs souhaitant parcourir l’itinéraire du sud au nord.
Les cartes numériques actualisées facilitent l’orientation sur le terrain. Parallèlement, le développement des services touristiques permet de faire appel à des guides professionnels, d’organiser le transport des bagages, de réserver des hébergements et des moyens de transport, ou encore de prévoir des activités culturelles.
Avec cette sélection, National Geographic met en lumière une destination où le tourisme d’aventure peut se conjuguer avec la découverte du patrimoine, des paysages et des traditions. La présence de l’Arménie dans le classement « Best of the World 2027 » souligne ainsi le potentiel du sentier transcaucasien et l’intérêt croissant pour les voyages hors des circuits touristiques les plus fréquentés.