COP17 : un forum de l’Union européenne place la jeunesse au cœur du développement durable

Organisé dans le cadre de la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (COP17), à Erevan, le Forum de l’Union européenne sur la jeunesse et le développement durable a réuni des jeunes, des décideurs politiques, des experts et des représentants d’organisations arméniennes et européennes autour des enjeux de préservation de la biodiversité et de participation des jeunes à la transition écologique.

 

La rencontre s’est tenue dans la « zone verte » du complexe sportif et de concerts Karen-Demirchian. Elle a été organisée en coopération avec la délégation de l’Union européenne en Arménie, EUNIC Arménie et le Conseil consultatif de la jeunesse (YAC) auprès de la délégation européenne.

Parmi les intervenants figuraient Kristina Tataryan, vice-ministre arménienne de l’Éducation, des Sciences, de la Culture et des Sports, Václav Štěrba, chef adjoint de la section « Coopération » de la délégation de l’Union européenne en Arménie, Annette Kracht, responsable des programmes au sein de cette délégation, Lia Kalforyan, jeune ambassadrice européenne (YEA), et Madlen Dohoyan, membre du Conseil consultatif de la jeunesse.

 

Faire de la protection de la nature une responsabilité collective

Prenant la parole lors du forum, Kristina Tataryan a insisté sur la nécessité de faire évoluer les mentalités en matière de protection de l’environnement et de la biodiversité. Elle a notamment appelé à développer une attitude plus responsable envers la nature et à mieux faire comprendre sa valeur.

« Nous devons apprendre à prendre au sérieux tout ce que nous considérons souvent comme banal. Il y a des choses qui nous sont offertes gratuitement, mais dont la valeur est inestimable. Nous confondons parfois prix et valeur. La nature, aussi ordinaire qu’elle puisse paraître, est en réalité un système extrêmement complexe et précieux, et nous devons prendre conscience de l’importance de sa préservation », a souligné la vice-ministre.

 

Renforcer la participation des jeunes aux décisions

La représentante du ministère a également mis l’accent sur les conditions juridiques et institutionnelles nécessaires pour permettre aux jeunes de participer pleinement à la vie publique. Selon elle, la loi arménienne sur la politique de la jeunesse constitue un cadre pour développer leurs capacités, faire entendre leur voix et favoriser leur implication dans les processus décisionnels.

Kristina Tataryan a souligné le rôle des centres de jeunesse et de la formation continue des animateurs jeunesse dans l’accompagnement des initiatives et l’engagement des nouvelles générations. Elle a également rappelé que la nouvelle loi reconnaissait la profession d’animateur jeunesse et lui conférait un statut approprié.

Insistant sur le principe « Par les jeunes, pour les jeunes », elle a estimé que les jeunes devaient pouvoir définir leurs propres priorités, acquérir les compétences nécessaires et concevoir et mettre en œuvre leurs initiatives.

La vice-ministre a par ailleurs relevé l’engagement des centres de jeunesse dans des actions environnementales. La protection de la nature et de la biodiversité figure, selon elle, parmi les priorités de la jeune génération. Elle a appelé à soutenir durablement les programmes dans ce domaine, y compris au-delà de la COP17.

 

Un dialogue interactif autour des solutions environnementales

Le forum a adopté un format participatif de type « Fishbowl », qui permet aux participants de prendre directement part aux échanges et de confronter leurs idées.

Les discussions ont porté sur la préservation de la biodiversité et des écosystèmes, la sensibilisation des jeunes aux enjeux environnementaux et le développement des compétences vertes. La coopération entre l’Arménie et l’Union européenne a également été abordée, notamment dans la perspective d’une participation accrue des jeunes aux initiatives environnementales.

Au-delà des échanges organisés dans le cadre de la COP17, cette rencontre a souligné l’importance d’inscrire l’engagement des jeunes dans la durée et de leur donner les moyens de contribuer concrètement aux politiques de développement durable.

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