L'UEE ne tolérera pas l'attitude de dépendance de l'Arménie

Տարածաշրջան
12.06.2026

L'Union économique eurasienne (UEE) ne tolérera pas une situation dans laquelle l'Arménie adopterait une position de dépendance vis-à-vis de l'UE, tout en se préparant à y adhérer, a déclaré le 10 juin dernier Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, lors du point presse hebdomadaire.

 

Elle a rappelé que les relations entre la Russie et l'Arménie ne sont pas soumises aux fluctuations conjoncturelles, pas même lors de moments historiques difficiles, d'élections et de leurs résultats. Selon Maria Zakharova, ce qui importe pour Moscou, ce sont les mesures et les actions concrètes.

« Nous constatons que les autorités arméniennes se sont précipitées vers l'Union européenne par leurs paroles, leurs déclarations et certaines de leurs actions, en le démontrant de toutes les manières possibles. Les attend-on là-bas ? » Combien de temps faudra-t-il poser cette question rhétorique ? La réponse est évidente. Les dirigeants de la République tentent de convaincre leurs concitoyens qu’il n’y a pas encore de choix à faire entre l’UE et l’UEE. Il serait possible, dit-on, de bénéficier de tous les avantages de l’intégration eurasienne tout en se préparant parallèlement à solliciter l’adhésion à un autre bloc économique. Non, ce n’est pas possible. Nous n'avons pas l'intention de tolérer une telle dépendance vis-à-vis de l'UEE et de ses membres. Est-ce dur ? Je n’en suis pas sûre. Je pense que si c’est difficile, c’est parce que c’est réaliste », a-t-elle ajouté.

Pour rappel: le 9 mai, lors d'un entretien avec des journalistes, le président russe Vladimir Poutine a proposé à l'Arménie de se prononcer dès que possible sur son adhésion à l'UE et à l'UEE, indiquant qu'il était prêt à « entamer une séparation civilisée » le cas échéant. À Erevan, on a répondu qu'on quitterait l'UEE quand on le jugerait nécessaire. Dès le 29 mai, les chefs d'État de quatre des cinq pays de l'UEE ont adopté une résolution recommandant à l'Arménie d'organiser un référendum sur son maintien au sein de l'UEE. Le même jour, le président de la Fédération de Russie a déclaré que l'Arménie ne pouvait pas rester entre deux chaises et qu'elle devait se décider au plus vite.