
A l'occasion d'un grand rassemblement de médias à Bakou le 21 juillet dernier, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a dénoncé la politique coloniale française outre-mer, citant les essais nucléaires menés en Polynésie et leurs conséquences sanitaires. Il défend le Baku Initiative Group (BIG), une ONG accusée par Paris d'ingérence dans les affaires intérieures françaises, affirmant que les droits humains sont un enjeu universel et non une simple affaire nationale.
Selon lui, des journalistes couvrant la situation en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie auraient été persécutés, certains arrêtés en Suisse pour avoir participé à des événements du BIG. Il évoque aussi la Corse, soulignant le désir de certains peuples de préserver leur identité sans volonté sécessionniste. Il a également affirmé, selon ce que reporte Politico, que "les Comores, et notamment Mayotte, sont encore sous domination coloniale. Il est de notre devoir d'aider ces pays à se libérer de ce vestige révoltant du passé". Les Comores ont déclaré leur indépendance een 1975, mais les habitants de Mayotte avaient décidé de rester rattachés à la France.
Aliyev établit un parallèle avec l'histoire azerbaïdjanaise, présentée comme une ancienne colonie soviétique marquée par l'exploitation pétrolière, avant de vanter les progrès du pays depuis son indépendance en 1991.
Ces propos surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre Bakou et Paris, dont les relations n'ont pas cessé de se dégrader, en raison du soutien français à Erevan.










