Odzun-ants, une semaine à Odzun et ses alentours
L’Odzunienne
Odzun est une vieille obsession, à l’échelle de ma vie en Arménie.
Deux applications de GPS se battent pour nos trajets en Arménie : l’un, Yandex Maps, est plus efficace pour la vie quotidienne, car pensé par les gens qui arpentent le terrain sur lequel ils vivent, l’autre, Google Maps, est plus adapté pour les besoins des touristes qui l’utilisent, chez eux et ne pensent pas à passer de la sphère américaine à celle soviètique, une fois qu’ils traversent l’ancien rideau de fer.
C’est sur cette dernière plateforme que j’avais créé ma première liste de lieux à voir en Arménie. Et assez étonnamment, un long nuage de points enregistrés s’étalait sur la région du Lori. Mais un, avec sa photo d’un clocher conquis par la verdure, à flanc de montagne, m’est resté en tête. Pendant une année, sans que je puisse m’y rendre, de projets avortés en évènements me conduisant ailleurs. Jusqu’à l’interview de Guévork Aïvazian, qui après m’avoir parlé de la résidence artistique qu’il allait organiser à Odzun, me proposa du tac au tac d’y participer, lorsque je lui ai parlé de mon Arlésienne Odzunienne.
Ainsi, le 19 juillet, nous arrivâmes à Odzun sous un ciel que l’orage rapprochait dangereusement de la terre. Quiconque a déjà pris la route à travers les régions d’Arménie sait à quel point les frontières des régions sont les plus justement placées, comment en l’espace d’un instant on passe d’une ville à un désert d’ocre, d’un désert à des montagnes brumeuses. Ce fut dans un berceau de ces montagnes que se trouvait notre gîte. Une vieille maison qui, malgré la rénovation des murs et l’électroménager aux standards des villes du XXIème siècle, avait conservé son parquet originel.
Un tour dans le centre du village. Passion des routes départementales sans trottoir, mais avec des enfants et des poussettes. Une bonne vieille assise devant son portail en fer vert nous vend un seau en plastique de la même couleur de framboises. Elle nous demande à tous si nous sommes mariés. La vie demeure. Son esprit changea son prénom à chacune de nos rencontres, mais le flot de la vie la poussait quand même à prévoir nos mariages, sa pérennité.
Un supermarché de basse altitude pour l’épicerie. La cour d’une maison pour les fruits et les légumes. Ici, un chiot immobile.
«C’est pas normal, un chiot qui ne bouge pas. Tu as déjà vu un enfant qui ne joue pas toi ?». L’artiste rebouteux de notre équipe.
Nous avons retrouvé notre Air BnB d’apparat en même temps que les premières gouttes. La nuit tomba à travers la fenêtre de la cuisine, rendant plus chaleureuse la lumière de la cuisine. Aubergines rôties à la gazinière. Le premier soir, le dîner fut servi dans le salon, de haut plafond, de lumière blanche tombante. Personne ne dura longtemps. La fatigue que nous portions avec nous, la moiteur d’Erevan, tout fut lavé par un orage chargé d’éclair. Des fenêtres sans rideau, nous ne pouvions distinguer les montagnes qui nous bordaient que lorsque la foudre les soulignait par l’arrière, proche de notre berceau, mais protégés dans notre vallée.
«C’est pas anodin qu’on soit là, qu’on arrive et qu’il y ait de l’orage. L’eau, ça lave. »
Et avec la pluie s’en furent tout ce que nous avions rapporté, à notre insu, de cette année citadine, et, au matin qui s’ouvrit sous un ciel clair, nous vîmes Odzun en même temps que nous atteignîmes véritablement le repos que l’été porte naturellement en lui.
Le lendemain, c’est dans la cuisine que nous prîmes le petit-déjeuner, poussant sur le brunch car, rincés de pluie, c’est aussi tard que l’idée fut lancée de faire une marche, d’aller vers Sanahin et Haghpat déjà. Mais j’avais mon Arlésienne. J’ai proposé Horomayr. Faisable à pied. Ne prenons pas de voiture après notre trajet d’hier. Yandex indique 40 minutes de marche, sur route. Ari yertanq, c’est parti !
5
20 juillet
- Horomayr
- Yandex a menti
- Le balisage est pas clair
- des crânes de vache
- des familles avec mamies qui viennent à notre devant
- atteindre
- “ il faut toujours demander aux plantes si tu peux les prendre”
- pas d’eau
- le retour à odzun
- la fontaine vortex et les enfants qui attendent après nous
21 juillet
- Nicolas soigne le chien
- Ardzvi,
- lumière
- le mot gyuxapet
- l’église, les dragons, le cimetiere,
- vortex ou pas vortex
- Les dolmas, dans le jardin (café et le soir)
22 juillet
- le cheval,
- négocier le taxi
- passer deux fois par tyumanyan
- Nicolas et la faux
- les gorges
- Sanahin, lumière
- Haghpat, deuil + je suis enfermée à la deuxième cloche
- Le vin sur les gorges
23 juillet
- Ciel ouaté et bas
- Les gorges et hvenavank
- L’Artsakh en Lorri
- L’orage
24 juillet
- L’aube et le lever de soleil
- Le monastère d’odzun le dernier jour
- le parc autour avec les familles les enfants qui passent du rire aux larmes au jeu et des mamies
- du gris lumineux
- de tous ces monastères qui étaient universités
- la vieille qui vendait ses broderies
- la tumobox et le disgtributeur de cash, mais pas d’app taxis, et départ pour stepanavan (epilogue)
- premiere réflexion “des trottoirs et des boutiques, c’est une ville !”
- le salon de beauté 1
- les shauarmas dont on savait que l’instant serait beau
- le parc
- le retour au salon
- la place d’avant à côté d’une axchik pas tan