Septième édition de la Journée Internationale des Professeurs de Français en Arménie
Jeudi 20 novembre, la Maison du
cinéma a accueilli la septième édition de la Journée internationale des
professeurs de français. Créée en 2019, cette manifestation est devenue un
événement majeur de la Francophonie. Son objectif ? Il s'agit de valoriser
le métier d'enseignant de français, maillon essentiel de la transmission et
du rayonnement de la langue et des cultures
francophones.
Par Zacharie Mauboussin
Cette édition a été organisée par l'Association des professeurs de français
d'Arménie, avec le soutien
de l'Ambassade de France, de l'Organisation
internationale et de la Francophonie et en partenariat avec des
institutions culturelles dont l'Alliance Française et la Fondation
KASA Le thème retenu cette année était « Chanter, jouer, enseigner
». La Francophonie en musique.
Un hommage au dévouement des enseignants de
français
La cérémonie a débuté par les interventions
officielles. Cynthia Eid, présidente de la
Fédération internationale des professeurs de français, a salué le dévouement
des enseignants à distance, via une vidéo. Elle a rappelé le rôle central
qu'ils jouent dans la construction du savoir et des liens sociaux.
L’ambassadeur de Belgique en Arménie, Éric De Muynck, est ensuite monté sur
scène. Il a partagé son attachement personnel au français, sa langue
maternelle, et a remercié les enseignants pour leur engagement quotidien
: « Enseigner ne consiste pas seulement à transmettre des
connaissances. Il s'agit de planter une graine pour les prochaines
générations. »
La vice-ministre de l’Éducation, des Sciences et des Sports, Mme Araksya
Svajyan a, à son tour, souligné l’importance de la coopération
franco-arménienne pour le développement des langues. L’Arménie compte en
effet plus de 360 enseignants de français répartis dans quelque 200
établissements pour environ 360 000 élèves. Elle a
rappelé l'engagement de l'Ambassade de France pour la conception
des manuels de qualité pour les classes de français.
Xavier Richard, le conseiller culturel de l'Ambassade de France et le
directeur de l'IF, a rappelé l'importance de la francophonie. Le français
est langue officielle dans plus de trente pays. « Si le français a quelque
peu perdu du terrain en Arménie, la France œuvre résolument à sa relance
avec une politique culturelle variée et intense. » Il a notamment mentionné
le lancement récent de la seconde édition du prix Goncourt en Arménie.
La langue française mise en scène
Dans le cadre de la promotion de la langue française à l'échelle
internationale, Madame Dominique Vaysse,
attachée de coopération éducative, a présenté la
campagne intitulée « Merci հետո կասես - Tu diras merci plus tard
». Cette initiative a été conçue dans le but spécifique de
promouvoir la langue française à travers le monde. L'ambassade a exprimé sa
satisfaction quant au succès de la campagne, comme en témoigne le nombre de
vues sur les réseaux sociaux, qui s'élève à plus de 1,3 million. Il est à
noter que la population arménienne est de 3 millions d'habitants, ce qui met
en perspective le succès de la campagne en termes de portée et
d'impact.
Il est intéressant de constater que les organisateurs de l'événement ont
souhaité mettre en exergue la vitalité de la langue
française, restant fidèle au thème de l'édition
2025 du JIPF. Le public a assisté à des interprétations des
chansons françaises et francophones par Vahagn, élève
du lycée N119, Méri, étudiante au collège musical Ch.Aznavour et
par le groupe Kolkhoze 5, constitué au sein de l'Université française en
Arménie.
Les élèves de l'école N10 de Gumri ont enfin présenté, dans le
carde du théatre francophone "Martin Pashayan", auprès de la Fondation KASA,
une scène mêlant contes et
danses arméniens en français, symbole de la
rencontre des cultures.
"Les hussards de la francophonie"
La cérémonie s'est conclue par un mot d'Olivier Decottignies, ambassadeur de
France. Citant l'écrivain arménophile Charles Péguy, il a souligné le rôle
essentiel des professeurs, ces « hussards de la francophonie ».
Dans un esprit d'amitié franco-arménien, il a réaffirmé l'engagement de la
France à soutenir ces enseignants, notamment en facilitant leur mobilité et
leurs projets.
Son Excellence a ensuite remis à Suzanne Gharamyan un souvenir commémorant
les 110 ans de la résistance de Musaler et du Sauvetage des Arméniens par le
navire français.