Le réseau électrique Iran-Arménie-Géorgie devrait être opérationnel entre 2031 et 2033

Տարածաշրջան
03.09.2026

Le réseau électrique reliant l’Iran, l’Arménie et la Géorgie devrait être pleinement opérationnel entre 2031 et 2033, permettant d’accroître considérablement les capacités d’échanges transfrontaliers d’électricité, a déclaré Hovhannes Abrahamyan, chef du département des marchés énergétiques régionaux au ministère arménien de l’Aménagement du territoire et des Infrastructures, cité par l'agence Sputnik Arménie.

 

Le projet prévoit notamment la construction, en direction de l’Iran, d’une ligne à haute tension de 400 kV et d’un poste de transformation. Une infrastructure de même puissance est déjà en place en direction de la Géorgie. « Entre 2031 et 2033, les deux lignes seront prêtes à être mises en service. Autrement dit, le réseau Iran-Arménie-Géorgie, considéré comme un réseau unique, sera opérationnel », a expliqué Hovhannes Abrahamyan.

Selon lui, cette infrastructure permettra de multiplier les volumes actuels d’échanges d’électricité, aussi bien dans le sens des importations que des exportations. Le sens des flux dépendra de la situation énergétique qui prévaudra dans la région à cette période.

 

Pas de risque de pénurie à court terme. 

Interrogé sur l’augmentation de la consommation d’électricité en Arménie, notamment sous l’effet du développement du secteur des technologies de l’information et de l’apparition de nouveaux consommateurs industriels importants, Hovhannes Abrahamyan a assuré qu’aucune pénurie n’était actuellement à prévoir.

 

« En ce qui concerne la pénurie d’électricité, elle n’existe pas. Nous garantissons à nos consommateurs un approvisionnement stable et ininterrompu, et toute notre politique vise précisément cet objectif. ». 

 

Le responsable a également rejeté les inquiétudes concernant une éventuelle pénurie, évoquant seulement quelques épisodes isolés de demande exceptionnellement élevée en électricité. « Pour l’instant, il n’y a aucune raison de s’inquiéter », a-t-il assuré.

 

Les énergies renouvelables en plein développement

Hovhannes Abrahamyan a également souligné le développement rapide des énergies renouvelables en Arménie. Le pays dispose depuis plusieurs décennies d’un important potentiel hydroélectrique, tandis que les capacités solaires ont fortement progressé ces dernières années. Selon les données présentées par le responsable, la capacité solaire installée ne représentait que quelques dizaines de mégawatts en 2018. Elle atteint désormais environ 1 200 MW de puissance raccordée au réseau.

« Nous nous efforçons de développer nos ressources énergétiques renouvelables — qu’il s’agisse de l’énergie solaire ou de l’hydroélectricité — autant que possible, dans la mesure où notre réseau le permet », a-t-il indiqué. Cette progression rapide impose toutefois d’adapter les capacités techniques du réseau afin de pouvoir intégrer les nouvelles capacités de production.

L’Arménie entend également développer l’énergie éolienne. Un projet de construction d’une centrale éolienne est notamment mené avec la Banque asiatique de développement et se trouve actuellement au stade de la conception.

Selon Hovhannes Abrahamyan, le développement de parcs éoliens à l’échelle industrielle dépendra notamment de la capacité du réseau à absorber les volumes croissants de production solaire et de la construction de nouvelles infrastructures de transport d’électricité. « Une fois les problèmes liés à ces centrales solaires résolus et dès que ces réseaux seront opérationnels, nous examinerons la possibilité de créer des parcs éoliens à l’échelle industrielle », a-t-il expliqué.

Le responsable estime que l’Arménie exploite déjà son potentiel en matière d’énergies renouvelables à un niveau légèrement supérieur à ce que permettent les capacités actuelles du réseau, en l’absence de solutions techniques supplémentaires.

 

L’Arménie intéressée par le câble électrique sous-marin de la mer Noire

Hovhannes Abrahamyan a par ailleurs évoqué la possible participation de l’Arménie au projet de câble électrique sous-marin reliant les réseaux du Caucase à l’Europe via la mer Noire.

Selon lui, l’Arménie a manifesté son intérêt pour le projet dès ses premières étapes et a participé aux échanges d’informations ainsi qu’à certaines études technico-économiques. « L’évolution du projet permettra de se prononcer sur la participation de l’Arménie », a-t-il déclaré.

Il a toutefois estimé qu’il était encore trop tôt pour déterminer sous quelle forme et dans quelle mesure l’Arménie pourrait prendre part au projet, compte tenu notamment de l’évolution rapide de la situation régionale.

« Le fait que nous soyons intéressés et que nous ayons manifesté notre intérêt à nos partenaires est indéniable », a conclu le responsable.