
Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a participé, le 10 septembre à Paris, au Sommet spatial international, consacré notamment à l’avenir des infrastructures et des technologies spatiales.
Selon le service de presse du gouvernement arménien, la cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence notamment du président français Emmanuel Macron, qui a prononcé un discours de bienvenue, de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, du président finlandais Alexander Stubb et du Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze.
Nikol Pashinyan a ensuite participé à une table ronde consacrée à la « vision de l’avenir des infrastructures spatiales ». À cette occasion, il a souligné que l’Arménie était entrée dans une nouvelle phase de développement de ses capacités spatiales nationales.
En 2022, l’Arménie a lancé son premier satellite, ARMSAT-1, développé avec l’aide de technologies européennes et mis en orbite par SpaceX. Un an plus tard, une nouvelle étape a été franchie avec le lancement de HAYASAT-1, présenté comme le premier satellite arménien entièrement assemblé et testé par des spécialistes du pays.
Trois nouveaux satellites prévus
Le Premier ministre a indiqué que le programme du gouvernement pour la période 2026-2031 faisait du développement des capacités spatiales nationales un objectif stratégique à part entière.
L’Arménie prévoit notamment de lancer au moins trois nouveaux satellites : deux destinés à l’observation de la Terre et un aux télécommunications. Le pays entend également développer ses infrastructures terrestres et ses capacités nationales de gestion des satellites, ainsi que de réception, de traitement et d’analyse des données.
« Nous prévoyons également de mettre en place un réseau de stations au sol qui pourront desservir ces infrastructures », a déclaré Nikol Pashinyan.
Selon lui, l’objectif de l’Arménie ne se limite pas à répondre à ses besoins nationaux. Le pays souhaite également contribuer à des missions spatiales internationales et répondre à la demande croissante en données et services satellitaires.
« À terme, l’Arménie prévoit de participer plus activement aux programmes spatiaux internationaux, en offrant aux ingénieurs et aux entreprises arméniennes la possibilité d’apporter leur contribution à la conception, au développement et à la production de systèmes et d’équipements complexes destinés à l’exploration spatiale », a-t-il souligné.
Les technologies spatiales parmi les priorités scientifiques
Le chef du gouvernement a également évoqué le programme stratégique de développement du secteur scientifique pour la période 2026-2030, qui fait des technologies spatiales et aérospatiales l’une des priorités stratégiques du pays.
Ce programme couvre notamment l’observation de la Terre, les communications par satellite, la connaissance de la situation spatiale et les technologies de navigation.
Nikol Pashinyan a par ailleurs souligné les liens croissants entre les technologies spatiales et l’intelligence artificielle. Dans ce contexte, l’Arménie développe le concept d’une « Fabrique d’intelligence artificielle », destinée à créer un écosystème de capacités de calcul avancées et d’intelligence artificielle au service de la recherche, de l’innovation et du développement technologique.
Le Premier ministre a notamment annoncé l’ouverture récente en Arménie de la « Fabrique d’intelligence artificielle Firebird », développée en partenariat avec NVIDIA.
Il a également présenté la future Cité universitaire comme un élément important de cette transformation. Selon lui, le rapprochement entre universités, instituts de recherche, étudiants, chercheurs, partenaires internationaux et secteur privé doit permettre de renforcer les liens entre éducation, recherche et industrie et de créer un environnement favorable à la recherche de pointe et à l’innovation.
Pour une participation accrue à l’économie spatiale mondiale
Nikol Pashinyan a enfin plaidé pour un accès plus large aux bénéfices liés au développement de l’économie spatiale.
« Les pays en développement dotés de capacités spatiales doivent pouvoir participer non seulement en tant qu’utilisateurs de technologies et de données, mais aussi, de plus en plus, en tant qu’acteurs de la recherche, de l’innovation et du développement technologique », a-t-il déclaré.
« Pour conclure, je tiens à réaffirmer l’engagement de l’Arménie en faveur des investissements dans la science et le capital humain, ainsi que du renforcement des partenariats internationaux, afin que la science, les technologies et les données spatiales contribuent au développement durable et à un avenir meilleur pour l’humanité », a conclu le Premier ministre.
L'enregistrement video de l'intervention du Premier ministre arménien lors du Sommet spatial international est disponible ici.










